A quoi bon ?

17/09/2009 22:41 par psychotic

Je vous racontais donc que mon état de faiblesse et ma fatigue, terribles à supporter, me firent donc prendre un prochain rendez-vous chez ce monstre.

Il me donna un traitement, assez léger au début, qui n'apporta pas de résultat. Je continuais à ne pas dormir, mon épuisement allait en progressant. Je retournais donc le voir la semaine suivante, il augmenta la dose, et comme aucune amélioration n'était ressentie, je me vis alors prendre trois comprimés d'une substance dont j'ai oublié le nom : ces événements se sont passés il y a presque 23 ans.

Je me sentais alors un peu mieux, et entretemps quelque chose d'absurde se produisit, au cours de la seconde séance : je tombais amoureuse de lui, je ne saurais dire pourquoi. Ces stupides individus vous en expliquent la raison : toutes les femmes sont amoureuses de leur psy, et c'est moins évident pour les hommes. Tout cela est faux, bien entendu, et ceux qui s'en vantent sont les plus redoutables, méfiez-vous tout aussitôt de l'un d'entre eux s'il vous fait cette remarque.

Amoureuse de lui, il ne manquait plus que ça, mais c'était fatal, tout simplement parce qu'il était beau, point final, et qu'il avait le don de l'empathie, à savoir ressentir exactement ce que vous pensez, et se mettre facilement à vous place : être vous-même, en quelque sorte.

Bien sûr je ne lui avouai point cet attachement soudain pour lui, mais je suppose qu'il devait s'en douter, tant il était sûr de lui. Homme vaniteux et faussement généreux, homme redoutable, voire pervers. Pervers, à tous les coups.

Mais comment reconnaître un psychiatre qui va vous faire un sale coup ? Impossible à détecter, sur le moment. Il se peut en effet qu'il varie, en fonction des événements qui vont marquer sa vie. Le psy pervers peut être momentanément normal, et puis un jour montrer son véritable visage.

Ainsi, au début, me semble-t-il, il me semblait tout à fait digne de confiance. Mais, avec le recul, je me demande si tout n'était pas déjà en germe, chez lui. Peut-être avait-il déjà des idées en tête, comment le saurais-je ?

Revenons au traitement. Au début, donc, environ un mois après l'avoir vu, je demandais à passer le test du sommeil, car je ne dormais toujours pas suffisamment et ne trouvais pas d'issue. J'avais beau voir ce psychiatre charmeur, cela ne suffisait pas à m'aider à vivre dans mon quotidien. Il me fallait à tout prix retrouver mon sommeil.

 

Je restais donc deux ou trois nuits à l'hôpital, avec les électrodes sur la tête, en sortais la matinée, retournais le soir, mangeais avec les malades plus ou moins atteints : bref, j'avais hâte de rentrer chez moi. J'attendais avec impatience de connaître les résultats pour savoir si j'avais ou non quelque chose de détraqué, à savoir si j'avais réellement un problème de sommeil grave ou pas.

 

 

 

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Au commencement était le verbe...

15/08/2008 05:07 par psychotic

Vous imaginez un psychiatre, qui a lui-même des ennuis dans son ménage, avec sa femme qui, d'après lui, ne tourne pas rond ? Enfin, ça, c'est ce qu'il fait croire.

Tout a commencé, pour moi, par des troubles du sommeil. Je ne dormais que quelques heures par nuit, à tel point qu'un jour j'allais à l'hôpital pour passer un examen, qui permet de voir si le sommeil est perturbé ou non. On branche des électrodes sur le crâne et les tempes, et l'on sait ainsi s'il y a des troubles, quarante huit heures après. Normalement, il n'y avait rien de bien grave pour moi. Le psy que je vis ce jour-là était plutôt décontracté, il avait mon âge. Il me posa quelques questions, me dit qu'a priori il n'y avait rien d'anormal, et me demanda de revenir la semaine suivante.
Je restais donc une semaine à ne pas dormir, à être de plus en plus fatiguée, voire épuisée. Finalement, je lui fis part de ces malaises au rendez-vous suivant, et là, il essaya divers traitements, qui avait plus ou moins d'effet immédiat. Ce psy, déjà, ne fut pas capable de me guérir rapidement. En tout cas, dés le début, il me posa des questions qu'il n'avait pas à me poser, et que je me garderai bien, par pudeur, d'exposer ici. 

Ce qu'il tenta de faire, insidieusement, je le précise, c'est à tout prix de savoir si, entre mon mari et moi, les choses allaient bien. Elles n'allaient pas trop mal, même s'il y avait quelques petits problèmes, comme dans chaque couple, au bout de 15 ans de mariage. Cependant, je notais son obstination à me faire dire des choses auxquelles je ne pensais même pas. Je trouvais qu'il était un peu trop décontracté, mais comme j'étais tellement fatiguée, et que je voulais absoluemnt guérir, je décidais donc,  pour mon malheur, de faire confiance à ce curieux personnage, qui, non seulement parlait avec aisance et intelligence, mais était bien fait et très séduisant.

Et, bien sûr, il n'était pas ignorant de ses dons multiples, autant de sa beauté physique, de son charme, que de sa culture, plutôt vaste, qui bien sûr, étaient pour lui des atouts, et exerçaient, non seulement sur sa clientèle féminine et masculine, une sorte de fascination. Je le sus bien vite, car j'entendais, de toutes parts, des éloges sur lui, sur sa sympathie, sur sa gentillesse. Je me dis donc, en quelque sorte, que ... j'avais de la chance, d'avoir trouvé un toubib aussi chaleureux qui semblait témoigner de l'intérêt à ses patients, dans le but de les guérir le plus rapidement possible...

 

Abus sexuel

02/07/2008 13:11 par psychotic

Bonjour,

Abusée sexuellement par mon psychiatre, aujourd'hui, après de longues années qui  se sont écoulées, j'ai envie de rendre publique cette histoire. Je publierai vos commentaires sur mes propos, et, s'ils se trouvent parmi vous des personnes à qui la même chose est arrivée, je leur demanderai de laisser leur témoignage, si, bien sûr, elles le souhaitent.
Il n'y a pour elles aucune obligation, bien entendu.

Ce blog a une certaine utilité : il doit rendre service aux femmes qui, mises en confiance par leur psychiatre, elles qui se trouvent le plus souvent en désarroi psychologique et sentimental, considèrent ce médecin comme un sauveur ou un ami. Alors que ce n'est qu'un homme. Et parfois un homme plus néfaste qu'un autre, bien évidemment.

Je ne veux pas faire le procès de tous les psychiatres, car fort heureusement, il y a des médecins équilibrés et honnêtes. Ils sont en majorité - je l'espère de tout coeur, en tout cas.

Je veux simplement parler d'un être qui semblait parfait, qui me semblait parfait, et qui m'a fait descendre dans une sorte de gouffre, duquel je ne me suis sortie qu'au bout de plusieurs années, quand enfin j'ai pu comprendre qui était réellement ce monstre, qui exerce toujours et qui doit continuer son petit commerce malhonnête en toute impunité.

Je rappelle que les psychiatres, s'ils se livrent à un commerce sexuel avec leurs patientes, sont passibles d'emprisonnement et de radiation au Conseil de l'Ordre des Médecins. Ce n'est pas une petite chose, il me semble.

La prochaine fois, je commencerai mon histoire.